Prendre rendez-vous
Prendre
rdv
Prendre rendez-vous scanner/irm
Prendre
rdv
scanner/irm

Le Dr Thomas Perez, gynécologue nous parle de l'endométriose

gynecologie endometriose

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose consiste dans la présence anormale de tissu endométrial (endomètre) à l’extérieur de la cavité utérine. Ce tissu endométrial ou endomètre est un tissu sensible aux variations cycliques des hormones ovariennes qui sont responsables de la survenue des règles. L’endométriose, comme l’endomètre, est sensible à ces variations hormonales et va réagir par une inflammation qui va déboucher sur de la fibrose et des adhérences à l’intérieur de la cavité pelvi abdominale. Les localisations anatomiques de l’endométriose peuvent être : les ovaires, les trompes, l’utérus, le tube digestif, l’appareil urinaire, et toute la surface du péritoine.

Cette maladie touche environ 10% des femmes en âge de procréer et 50% des femmes en périménopause.

 

Quels sont les symptômes de l’endométriose ? 

Il s’agit donc d’une inflammation périodique, et le symptôme essentiel est l’existence de règles douloureuses que les médecins appellent dysménorrhée. Cette inflammation et les adhérences fibreuses qu’elles créent sont également responsables de troubles de la fertilité. Il existe également d’autres symptômes possibles en fonction des localisations des implants endométriosiques (symptômes digestifs ou urinaires…).

 

A quel moment, les personnes doivent-elles en parler à un professionnel ? A quel âge peut se produire la maladie ?

C’est l’apparition de règles douloureuses invalidantes allant jusqu’à perturber la vie socio-professionnelle et résistantes aux antalgiques de base qui doit amener les femmes à consulter. 

Très rarement la maladie peut apparaitre avec les premières règles. Le plus souvent elle se manifeste vers 20 ou 30 ans. La maladie disparaitra d’elle-même à la ménopause. Elle touche donc essentiellement des femmes en âge de procréer.

 

Quel est le mode de dépistage de l’endométriose ?

Il n’y a pas de dépistage organisé de l’endométriose. En revanche, le premier symptôme, qui est celui des règles douloureuses, doit conduire à un diagnostic précoce. Dans le diagnostic de cette maladie il faut citer la réalisation d’une IRM qui aujourd’hui est une aide précieuse dans la prise en charge de nos malades.

 

Pensez-vous que certaines patientes n’osent pas aborder leur problème avec un professionnel de santé par gène ou par peur ? Quel conseil leur donneriez-vous ?

Oui certaines patientes ont grandi avec l’idée que les règles chez les femmes sont toujours douloureuses et qu’il faut accepter cela. Le conseil est de ne pas se résigner devant ces douleurs et d’en parler à son médecin ou à son gynécologue. Des solutions existent !

 

Est-ce que la prise en charge au plus tôt de la maladie augmente le taux de réussite du traitement ?

 

Oui c’est évident.  Comme dans bien d’autres pathologies, il est plus simple de soigner une maladie débutante qu’une maladie avancée ou dépassée.

 

Quels sont les différents modes de prise en charge de cette maladie, (médicamenteuse, chirurgicale…) ?

Tout d’abord par une prise en charge médicamenteuse par antalgiques, de façon à diminuer les douleurs mais également par des traitements hormonaux qui visent aussi à freiner l’évolution de la maladie.

Une prise en charge chirurgicale sera également proposée dans certains cas. Celle-ci est souvent très efficace  pour traiter les douleurs et enrayer l’évolution de la maladie. Chez les patientes infertiles, le recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA) sera bien sûr proposé.

 

A quel moment a-t-on recours à une prise en charge chirurgicale ?

La prise en charge chirurgicale se fait le plus souvent par cœlioscopie. Celle-ci est parfois utile pour diagnostiquer l’endométriose. La cœlioscopie sera également proposée pour l’exérèse de lésions profondes (sous la forme de nodules) et parfois ovarienne (kystes). 

Cette prise en charge chirurgicale se fait aujourd’hui en concertation avec les spécialistes de la procréation au travers de réunions multidisciplinaires (centres experts).

 

Comment se déroule la prise en charge chirurgicale ? Quelle durée moyenne d’hospitalisation ? Est-ce que c’est douloureux ? Y-a-t-il des cicatrices ? 

La prise en charge chirurgicale peut être réalisée par cœlioscopie ou chirurgie robotique (techniques mini-invasives). L’hospitalisation peut durer jusqu’à 3-4 jours, mais beaucoup d’interventions peuvent être réalisées en ambulatoire. Les cicatrices existent, elles sont discrètes.

 

Y a-t-il des risques de récidive après un traitement chirurgical ? Quelles sont les suites ?

Le risque de récidive après chirurgie existe, en particulier lorsque la première opération s’est faite sur une patiente jeune et dans certaines formes où la maladie est très agressive.

 

Les patientes opérées doivent-t-elles poursuivre un traitement médicamenteux ? Des visites ou examens réguliers ?

Chez les patientes opérées on redoute certainement les récidives. Différents traitements hormonaux (progestatifs, oestro-progestatifs) ont mis en évidence une diminution significative du taux de récidive et ils seront vivement conseillés après une opération. Les patientes opérées doivent bénéficier d’un suivi rigoureux, au moins annuel.

 

Quelles sont les évolutions sur les traitements de la maladie ? Y a-t-il des avancées significatives en médecine au sujet de cette maladie ?

Beaucoup de travaux et d’études sont consacrées à cette affection dont l’incidence est très importante. On relèvera dans les avancées majeures récentes, la possibilité de conservation d’ovocyte (vitrification ovocytaire) qui, doit être proposée en cas de risque d’insuffisance ovarienne chez des femmes jeunes et notamment avant une prise en charge chirurgicale pour endométriose ovarienne. Ces ovocytes pourront être utilisés secondairement en cas de nécessité.

 

Quel conseil donneriez-vous à une femme qui vient d’être diagnostiquée ?

De rencontrer rapidement un spécialiste de l’endométriose !



Prendre un rendez-vous

Trouver un praticien

OU

Mon espace santé